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Collectivités locales appelant à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim :

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Fessenheim presque encerclée !

Difficile d'évaluer la foule qui le dimanche 25 juin 2011 a tenté d'enfermer la plus vieille centrale nucléaire de France. 5000, 7000, 10 000 ?
Les forces de l'ordre ont interdit l'accès à la moitié du périmètre convoité par les manifestants : mesure vexatoire à peu près idiote.
On se consolera en pensant au cercle de 10 km de circonférence qu'il aurait fallu réussir pour tenir le pari d'encerclement complet. Une bonne douzaine de militants de notre groupe local ont participé à cet événement de portée internationale. On pourra en reconnaitre quelques-uns sur les photos ci-dessous.

   
Sandrine et Patrick
   
Cécile Duflot attire la foule
A Sélestat, jeudi soir 10 février 2011, la foule était au rendez-vous. Près de 300 personnes selon les organisateurs, 184 d’après la police municipale, qui n’a d’ailleurs pas jugé utile de venir vérifier sur place ! Une ambiance exceptionnelle d’un bout à l’autre d’une soirée sans le moindre temps mort, ponctuée ou enveloppée par l’accordéon militant de Denis Forget, intermittent du spectacle et spécialiste d’une belle tradition protestataire.
Introduite avec son habituelle maestria par le secrétaire régional Jacques Fernique (conseiller régional et tête de liste aux régionales 2010), la réunion s’est déroulée dans une bonne humeur contagieuse.
Sophie Le Boulaire, venue des hauteurs de Breitenbach, commence par recevoir son baptême électoral. Sa prestance est remarquable pour une débutante. Elle s’exprime avec une certaine vigueur, malgré l’inévitable trac, et convainc par la sincérité évidente d’une vraie parole de femme. Puis c’est au tour du candidat d’Albé Claude Ledergerber, qui adopte le ton de la conversation tranquille. Il rend hommage aux qualités de « veilleur » et surtout d’ « éveilleur », du responsable local Daniel Ehret, s’attarde un peu dans ce discours « à la gloire de » et…oublie de parler de son canton, celui de Villé, la plus verte, la plus belle, par conséquent, des vallées. Ce qui le contraint d’allonger son intervention et donc de dépasser le temps imparti. Le public ne lui en tiendra aucunement rigueur, bien au contraire.
Régine Dietrich, adjointe au maire de Scherwiller, parle à son tour. Elle est dans la caresse vocale, on la sent très émue, mais aussi parfaitement capable de s’affirmer. Et, en effet, son ton gagne en intensité au fil du déroulement de son exposé. Le tonnerre d’applaudissements qu’elle reçoit prouve qu’elle a réussi son examen de passage.
L’intervention de Daniel Ehret, le candidat de Sélestat, fait suite à celle de la suppléante Régine. La salle connaît manifestement son homme. Il ne se sent pas « attendu au tournant ». Il apparaît plus décontracté que jamais et propose au public de ne pas parcourir un catalogue de préconisations environnementales, mais plutôt de leur « infliger une pause culturelle ». Car, pense-t-il, c’est par le savoir, par la culture, par les arts que se diffusent les grandes idées émancipatrices, celles qui vont permettre au plus grand nombre de décider de son destin social.

Puis se lève celle que le public attend depuis plus d’une heure. D’emblée la jeune femme séduit par son aptitude à alterner l’humour et la rigueur idéologique. Elle a bien un texte sur son pupitre, mais elle ne le consulte presque pas. Son débit est celui que la France entière connaît. Il peut agacer, il peut aussi séduire. Cécile Duflot est une femme pressée de dire et heureuse de convaincre. Son discours est souvent interrompu par l’enthousiasme de l’auditoire, qui préssent que son avenir est tout en haut et qu’elle a raison de ne pas vouloir brûler les étapes. A 36 ans, on a le temps, chère Cécile !

Merci infiniment d’avoir, sur les conseils avisés de Jacques Fernique et de quelques autres, choisi Sélestat pour soutenir les candidats alsaciens d’Europe Ecologie Les Verts.


Comme notre Cécile nationale l’a si gentiment pronostiqué, nous croyons nous aussi, les militants d’Alsace Centrale, que Sophie et Régine sont à l’aube de carrières politiques passionnantes. Oui, nous pensons, nous aussi, qu’à Sélestat la victoire d’un écologiste n’est pas du tout impossible et si ce bonheur arrive, nous saurons nous souvenir des grands moments que Cécile Duflot nous aura offerts durant cette campagne, qui doit maintenant entrer dans sa phase constructive, dans ce temps si nécessaire des propositions réalistes et des espoirs mutualisés.